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Le film a reçu le soutien de la SACEM pour la création d'une musique originale.

Dès le début du récit nous plongeons dans le point de vue de Kiko et quasiment tout le film fonctionne depuis sa position d’observatrice.
Sa situation évolue d’une position initiale en tension à un épanouissement final flamboyant.
Le glissement qui s’est opéré en elle est directement lié à son désir de décaler son regard par rapport aux dogmes qu’une société patriarcale lui impose.
Ces musiques participent à ce glissement, non sans apporter une sorte de décalage, insufflant une forme de légèreté et d’humour.
Le thème de Kiko évolue en fonction de ses états d'âme: curiosité aventureuse, peur envahissante, triomphe psychédélique.

C'est un groupe de musiciens Libanais: Delilihas, qui a travaillé à la composition et l'enregistrement des principales musiques du film. Ils ont travaillé sur des mélodies porteuses d’une tension dramatique, tout en maintenant ce décalage qui participe à une lecture au second degré.

Un travail de sound-design a été développé par Fabien Cornec, monteur son et mixeur du film, sur les scènettes Kabuki, participant à la caricaturisation recherchée.

A la fin du récit, notre héroïne bascule dans un univers qui s’est éloigné du réalisme initial. Les musiques tout au long du film ont anticipé cette situation finale, préparant le plongeon dans le surréalisme du fantasme ou du rêve.
Le vortex de sensualité dans lequel plonge Kiko s’accorde aux hautes pulsations d’un rythme house-disco.
De même les distorsions synthétiques des notes et les effets acoustiques de ce genre musical sont autant d’éléments qui participent à la perte des repères sonores naturels/réalistes, l’hallucination visuelle va de pair avec l’hallucination sonore/musicale.